Samedi 11 mai, fin du visionnage de The Crazies de Breck
Eisner. J’aimerais soulever un premier point avant de réellement commencer
cette critique. Le film est un remake du The Crazies (La nuit des fous
vivants en français) de Monsieur George Andrew Romero. Pour ceux qui ne
connaîtraient pas il s’agit du maître et pionnier absolu du film de zombies à
qui on doit, entre autres, La
nuit des morts-vivants (The Night of the living dead) une référence du
genre sortie en 1968 et qui a également connue de nombreuses tentatives de
remake. Bref fin de la digression et retour au film. Je tiens à signaler que la
parenthèse n’avait pas pour unique but d’étaler ma culture (bien limité au
demeurant) à propos de Romero et des films de zombies, mais qu’elle comporte un
réel intérêt pour la suite de la critique puisque l’un des executive producers du
The Crazies d’Eisner n’est autre que
George Romero. Même si habituellement le producteur exécutif n’a pas vraiment
de droit de regard sur l’aspect artistique du film, ça donne quand même du
cachet à un remake d’avoir le réal de l’original dans son équipe de production.
Bon cette fois on
s’y remet. Alors pour resituer un peu l’histoire il s’agit d’une contamination
qui touche une petite ville du fin fond des USA et qui transforme les habitants
en meurtriers à la chaîne. L’idée de base est intéressante, écartant un peu le
film du simple long métrage de zombies sans originalité. Enfin, là on parle
juste de l’idée, parce que la réalisation d’Eisner (qui avant ce film était
pour moi un illustre inconnu) est ultra classique ! Qu’il y ait du jump scares je ne suis pas contre, c’est même un procédé
que je trouve essentiel dans le cinéma d’horreur, pour installer un peu de
tensions et faire varier le rythme. Le problème est qu’ici, la réalisation est
tellement classique et sans surprise que lorsqu’on est un minimum amateur de
film d’horreur, on sait à l’avance quand on doit sursauter, ce qui enlève
évidement tout l’intérêt de l’effet. Bref c’est classique et donc un peu
décevant, mais c’est propre. Je suis peut-être même un peu dur, on a tout de
même droit à de belles scènes. Je pense notamment à la scène de combat de la
morgue ou encore à l’arrivé de Judy en quarantaine. Il y a pas à pas à dire,
comme dans Meurtre à la Saint Valentin, le masque à gaz ça fait toujours
son petit effet. L’image est propre et pour cause, le directeur photo, Maxime
Alexandre, est un acolyte d’Alexandre Aja avec lequel il a travaillé sur Mirrors,
La
colline à des yeux, Haute tension ou encore Deuxième
sous-sol (pas réalisé mais écrit et produit par Aja). Ce qui nous donne
des teintes et une lumière agréables, bien dans l’ambiance du film. La dernière
scène est d’ailleurs très jolie bien que déjà vue (les deux héros marchant vers
la caméra avec en fond les flammes d’une explosion).
Penchons nous
également sur les acteurs. Thimothy Olyphant en héros, c’est cool ! Ca
nous fait un beau shérif courageux et prêt à tout pour sauver sa femme. Sa
femme d’ailleurs, parlons-en. Incarnée par Radha Mitchell (la maman de la petite
fille dans Silent Hill) c’est un bon personnage qui suscite l’empathie et
tout et tout mais uniquement jusqu’au milieu du film. Parce que être douce,
attentionnée et naïve quand tout va bien c’est mignon, mais quand toute la ville
aidée par l’armée cherche à vous buter, ça devient presque agaçant. Il faut
attendre la toute fin du film pour voir madame commencer à se prendre en main
et essayer de survivre sans l’aide permanente de son shérif de mari. Là encore
je suis peut-être un peu dur, parce que des personnages stupides dans les film d’horreur
c’est pas ce qui manque mais quand même ! En général un couple de héros ça
tient à peu près la route !
Voilà, comme
beaucoup, The Crazies c’est pas un mauvais film mais c’est pas un chef d’œuvre
non plus. Dans le film de contamination qui n’est pas un film de zombie (et ils
ne sont pas légion) j’avais préféré Phénomène.
A French Watcher
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