samedi 11 mai 2013

The Crazies



Samedi 11 mai, fin du visionnage de The Crazies de Breck Eisner. J’aimerais soulever un premier point avant de réellement commencer cette critique. Le film est un remake du The Crazies (La nuit des fous vivants en français) de Monsieur George Andrew Romero. Pour ceux qui ne connaîtraient pas il s’agit du maître et pionnier absolu du film de zombies à qui on doit, entre autres,  La nuit des morts-vivants (The Night of the living dead) une référence du genre sortie en 1968 et qui a également connue de nombreuses tentatives de remake. Bref fin de la digression et retour au film. Je tiens à signaler que la parenthèse n’avait pas pour unique but d’étaler ma culture (bien limité au demeurant) à propos de Romero et des films de zombies, mais qu’elle comporte un réel intérêt pour la suite de la critique puisque l’un des executive producers du  The Crazies d’Eisner n’est autre que George Romero. Même si habituellement le producteur exécutif n’a pas vraiment de droit de regard sur l’aspect artistique du film, ça donne quand même du cachet à un remake d’avoir le réal de l’original dans son équipe de production.
                Bon cette fois on s’y remet. Alors pour resituer un peu l’histoire il s’agit d’une contamination qui touche une petite ville du fin fond des USA et qui transforme les habitants en meurtriers à la chaîne. L’idée de base est intéressante, écartant un peu le film du simple long métrage de zombies sans originalité. Enfin, là on parle juste de l’idée, parce que la réalisation d’Eisner (qui avant ce film était pour moi un illustre inconnu) est ultra classique ! Qu’il y ait du jump scares  je ne suis pas contre, c’est même un procédé que je trouve essentiel dans le cinéma d’horreur, pour installer un peu de tensions et faire varier le rythme. Le problème est qu’ici, la réalisation est tellement classique et sans surprise que lorsqu’on est un minimum amateur de film d’horreur, on sait à l’avance quand on doit sursauter, ce qui enlève évidement tout l’intérêt de l’effet. Bref c’est classique et donc un peu décevant, mais c’est propre. Je suis peut-être même un peu dur, on a tout de même droit à de belles scènes. Je pense notamment à la scène de combat de la morgue ou encore à l’arrivé de Judy en quarantaine. Il y a pas à pas à dire, comme dans Meurtre à la Saint Valentin, le masque à gaz ça fait toujours son petit effet. L’image est propre et pour cause, le directeur photo, Maxime Alexandre, est un acolyte d’Alexandre Aja avec lequel il a travaillé sur Mirrors, La colline à des yeux, Haute tension ou encore Deuxième sous-sol (pas réalisé mais écrit et produit par Aja). Ce qui nous donne des teintes et une lumière agréables, bien dans l’ambiance du film. La dernière scène est d’ailleurs très jolie bien que déjà vue (les deux héros marchant vers la caméra avec en fond les flammes d’une explosion).
                Penchons nous également sur les acteurs. Thimothy Olyphant en héros, c’est cool ! Ca nous fait un beau shérif courageux et prêt à tout pour sauver sa femme. Sa femme d’ailleurs, parlons-en. Incarnée par Radha Mitchell (la maman de la petite fille dans Silent Hill) c’est un bon personnage qui suscite l’empathie et tout et tout mais uniquement jusqu’au milieu du film. Parce que être douce, attentionnée et naïve quand tout va bien c’est mignon, mais quand toute la ville aidée par l’armée cherche à vous buter, ça devient presque agaçant. Il faut attendre la toute fin du film pour voir madame commencer à se prendre en main et essayer de survivre sans l’aide permanente de son shérif de mari. Là encore je suis peut-être un peu dur, parce que des personnages stupides dans les film d’horreur c’est pas ce qui manque mais quand même ! En général un couple de héros ça tient à peu près la route !
                Voilà, comme beaucoup, The Crazies c’est pas un mauvais film mais c’est pas un chef d’œuvre non plus. Dans le film de contamination qui n’est pas un film de zombie (et ils ne sont pas légion) j’avais préféré Phénomène.
A French Watcher

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