vendredi 14 novembre 2014

[REC] 4 Apocalypse : Voilà, c’est fini

Hola moussaillons ! Bienvenue à bord pour ce quatrième et dernier volet de la saga [REC]. Je dois bien avouer qu’après [REC] 3 Génesis, je n’attendais pas grand-chose de cette saga qui avait pourtant magistralement débuté. En effet, en 2007, c’est une véritable bombe qui s’est abattue sur le cinéma d’horreur : [REC], le renouveau du found footage, 8 ans après Le projet Blair Witch. Le succès du premier opus appelait forcément une suite, c’est comme ça dans le cinéma de genre, quand un concept marche, on le rentabilise à fond. Malheureusement, les choses n’ont pas été en s’améliorant. [REC]² a définitivement fait basculé la saga dans le mysticisme religieux et la possession et [REC] 3 Génesis… Bah en fait je sais pas trop quoi en dire, si ce n’est que c’était un ratage quasi-total, symptomatique d’une saga en perte de vitesse. Ce n’est pas pour lui jeter la pierre, mais le seul responsable fut Paco Plaza, qui s’est retrouvé seul aux manettes du troisième opus. Après avoir collaboré sur les deux premiers épisodes, le duo Paco Plaza/Jaume Balaguero s’est séparé pour la fin de la quadrilogie.
C’est donc Balaguero seul qui a réalisé [REC] 4 Apocalypse. Une bonne chose en soit puisque sa volonté était de retourner à une horreur plus premier degré, plus brutale, en oubliant la dimension humoristique que Plaza avait apporté au troisième volet.
On se retrouve donc à bord d’un bateau, quelques jours après la fin des épisodes 2 et 3. On y retrouve Angéla Vidal, notre reporter préférée qui avait mal tourné à la fin du deuxième épisode. Il y a également deux militaires qui ont sorti Angela de l’immeuble au début de cet épisode 4 et une vieille femme qui était au mariage de l’épisode 3. Ils sont donc tous coincés en pleine mer avec une équipe de médecins menant des expériences dans le plus grand secret, enfin des médecins de film d’horreur quoi.
Tout comme dans le 3, le found footage, qui avait fait le succès du premier épisode, est abandonné. Les images des caméras de surveillance du bateau sont plus un clin d’œil qu’un véritable élément de mise en scène. C’est un premier bon point pour ce [REC] 4 par rapport à Génesis qui mélangeait tout en présentant une première partie en « caméra amateur » et une seconde en format cinéma classique. Un grand n’importe quoi qu’on nous épargne dans [REC] 4. L’histoire reprend donc après le 2 et le 3 qui se déroulaient à peu près en même temps. Tous les survivants ayant été en contact avec des possédés ont été mis en quarantaine sur le bateau et comme on pouvait s’y attendre tout part en c***. La première partie du film permet de replacer l'histoire dans son contexte. Bien qu'un peu longue, elle est nécessaire à la cohérence de ce quatrième épisode. 
Finalement un singe zombie attaque le cuisinier du bateau et le mord. Ce dernier cuit l’animal à la poêle et le sert ensuite au reste de l’équipage. Je sais pas pour vous mais moi ça me parait pas être la meilleure idée du monde. Et en effet, quelques minutes plus tard, le bateau est envahi par des zombies possédés en pleine digestion de leur ragout de singe contaminé. Alors comme je le raconte ça à l’air un peu ridicule et en fait c’est parce que ça l’est un peu. Les singes zombies c’est légèrement too much. Mis à part ça, le film est pas mal et nous propose même quelques savoureux moments comme quand les médecins tentent d’opérer Angela sur la table de la cuisine (à vif bien sûr, sinon c‘est pas marrant) ou alors quand un des militaires trouve un moteur de bateau et s’en sert comme d’une… bah comme d’un mixeur à zombies en fait. Il y a du sang, de l’arrachage de carotide, du défonçage de tête à l’extincteur et tout ça dans la joie et la bonne humeur. Le principal point noir dans la mise en scène de Balaguero, c’est l’aspect brouillon des scènes d’attaque de zombies. Alors bien sûr dans ce genre de film ça bouge dans tous les sens et on voit pas grand-chose, mais là, c’est particulièrement désagréable à regarder. Quand c’est un found footage, ça fait partie du délire mais là ça rend les scènes d’action un peu difficile à suivre.
Au final, ce dernier épisode clôt plutôt bien la série, mais laisse tout de même la porte ouverte à une éventuelle suite, au cas où Filmax ait besoin d’argent. C’est bien connu, dans le cinéma d’horreur, une saga n’est jamais vraiment finie…

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