C’est donc Balaguero seul qui a
réalisé [REC] 4 Apocalypse. Une
bonne chose en soit puisque sa volonté était de retourner à une horreur plus
premier degré, plus brutale, en oubliant la dimension humoristique que Plaza avait
apporté au troisième volet.
On se retrouve donc à bord d’un
bateau, quelques jours après la fin des épisodes 2 et 3. On y retrouve Angéla
Vidal, notre reporter préférée qui avait mal tourné à la fin du deuxième
épisode. Il y a également deux militaires qui ont sorti Angela de l’immeuble au
début de cet épisode 4 et une vieille femme qui était au mariage de l’épisode
3. Ils sont donc tous coincés en pleine mer avec une équipe de médecins menant
des expériences dans le plus grand secret, enfin des médecins de film d’horreur
quoi.
Tout comme dans le 3, le found
footage, qui avait fait le succès du premier épisode, est abandonné. Les images
des caméras de surveillance du bateau sont plus un clin d’œil qu’un véritable élément
de mise en scène. C’est un premier bon point pour ce [REC] 4 par rapport à Génesis
qui mélangeait tout en présentant une première partie en « caméra amateur »
et une seconde en format cinéma classique. Un grand n’importe quoi qu’on nous
épargne dans [REC] 4. L’histoire
reprend donc après le 2 et le 3 qui se déroulaient à peu près en même temps.
Tous les survivants ayant été en contact avec des possédés ont été mis en
quarantaine sur le bateau et comme on pouvait s’y attendre tout part en c***. La première partie du film permet de replacer l'histoire dans son contexte. Bien qu'un peu longue, elle est nécessaire à la cohérence de ce quatrième épisode.
Finalement un singe zombie
attaque le cuisinier du bateau et le mord. Ce dernier cuit l’animal à la poêle et
le sert ensuite au reste de l’équipage. Je sais pas pour vous mais moi ça me parait
pas être la meilleure idée du monde. Et en effet, quelques minutes plus tard,
le bateau est envahi par des zombies possédés en pleine digestion de leur
ragout de singe contaminé. Alors comme je le raconte ça à l’air un peu ridicule
et en fait c’est parce que ça l’est un peu. Les singes zombies c’est légèrement
too much. Mis à part ça, le film est pas mal et nous propose même quelques
savoureux moments comme quand les médecins tentent d’opérer Angela sur la table
de la cuisine (à vif bien sûr, sinon c‘est pas marrant) ou alors quand un des
militaires trouve un moteur de bateau et s’en sert comme d’une… bah comme d’un
mixeur à zombies en fait. Il y a du sang, de l’arrachage de carotide, du défonçage
de tête à l’extincteur et tout ça dans la joie et la bonne humeur. Le principal
point noir dans la mise en scène de Balaguero, c’est l’aspect brouillon des
scènes d’attaque de zombies. Alors bien sûr dans ce genre de film ça bouge dans
tous les sens et on voit pas grand-chose, mais là, c’est particulièrement
désagréable à regarder. Quand c’est un found footage, ça fait partie du délire
mais là ça rend les scènes d’action un peu difficile à suivre.
Au final, ce dernier épisode clôt
plutôt bien la série, mais laisse tout de même la porte ouverte à une
éventuelle suite, au cas où Filmax ait besoin d’argent. C’est bien connu, dans
le cinéma d’horreur, une saga n’est jamais vraiment finie…
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