
Dans
quelques jours sort un film que j’attends depuis près de deux ans. C’est bien
simple, pour moi c’est tout simplement le film de l’année. Un péplum biblique
pour lequel la Paramount a déboursé 125 millions de dollars. Là normalement, si
vous ne vivez pas dans une grotte vous devez voir de quel film je parle. Pour
les autres il s’agit de Noé de Darren Aronofsky. Tout
simplement mon réalisateur préféré. Pour ceux qui ne voient pas qui c’est, je vous
donne quatre mots pour trouver : Requiem, For, A, Dream. Là en principe
c’est bon, tout le monde situe. Petit focus sur le parcours d’un réalisateur
dont le succès n’a d’égal que le talent.
Vous vous en
doutez bien, cet article ne sera pas très objectif. Non, le but pour moi est
d’essayer de vous transmettre l’intérêt prononcé (euphémisme) que je porte à
l’œuvre et au parcours de Darren Aronofsky.
Commençons
par les banalités. Il naît à Brooklyn (New York) en 1969. Il est réalisateur,
scénariste et producteur. Il se forme aux techniques de réalisation et
d’animation à Harvard. En 1991, il tourne son premier film, un court-métrage
qui sera son film de fin d’étude : Supermarket Sweep. Il tourne ce film
avec l’acteur Sean Gullette rencontré à Harvard et qui tiendra le premier rôle
dans le premier long-métrage d’Aronofsky, Pi. Nous somme donc au début des
années 90 et Darren Aronofsky quitte l’université pour se lancer dans une
carrière de cinéaste. L’étape suivante c’est donc Pi, un thriller
psychologique contant l’histoire de Max, un brillant mathématicien sur le point
de faire la plus grande découverte de sa vie : décoder la formule numérique qui
se cache derrière le marché des changes. Un premier film remarquable sur
plusieurs plans. Tout d’abord il faut savoir que le film n’a couté que
60 000 dollars, une somme ridiculement faible dans le milieu du cinéma
(pour mémoire Avatar a coûté plus de 300 millions de dollars). Aronofsky et
Gullette ont fait du porte à porte, empruntant quelques centaines de dollars à
chaque fois jusqu’à réunir en 1996, la somme nécessaire à la mise en route du
film. Ensuite, le parti pris esthétique du film. Aronofsky fait le choix du
noir et blanc pour figurer la descente aux enfers d’un génie.
On peut
d’ores et déjà faire un lien avec la suite de la carrière du réalisateur en remarquant
que la descente aux enfers de ses personnages est un thème récurrent dans son
œuvre. Si on résume, Pi est un premier film, autoproduit
et tourné en noir et blanc. Il est présenté pour la première fois en janvier
1998 au festival de Sundance, l’un des principaux festivals de film indépendant
au monde où Aronofsky remporte le prix du meilleur réalisateur pour un film
dramatique. La même année, il est nommé à Deauville pour le Grand Prix. Aux
Etats-Unis, la sortie commerciale du film a lieu quelques mois plus tard, en
juillet. Au 29 novembre 1998, la petite production indépendante à 60 000 $
avait déjà rapporté plus de 3 200 000 $. Même si Aronofsky n’est pas
encore le réalisateur à succès qu’il deviendra, ce premier film constitue une
base solide pour sa carrière. Pi est un succès public et critique,
un vrai succès d’estime qui propulse le jeune réalisateur de 29 ans au rang
d’artiste reconnu. Mais les choses ne vont pas s’arrêter là…
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